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COMPTE RENDU DE LA REUNION DU COMITE DE PARENTS ET DES ENSEIGNANTS DU 22/01/2004
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1°)Couscous:
Celui-ci aura lieu le samedi 06 mars 2004 sur le thème des contes. La même formule que l'année passée sera conservée. Les repas se composeront du traditionnel couscous ou du vol-au-vent accompagné de frites ou bien encore de portions de frites seules. Contrairement aux autres années il n'y aura pas de possibilité de réservation de tables !!!. Vu qu'il n'y a pas " d'équipe spéciale rangement " prévu cette année le rangement se fera tout de suite après la fin de la fête (de nuit) !
2°)Etat des comptes :
Notre trésorier, Benoît, nous fait part de sa satisfaction: plus de rentrées pour moins de dépenses ! (celles-ci viendront plus tard) En résumé retenons que (chiffres arrondis): - le bal des enfants a rapporté 1700 au lieu des 1070 prévus. - les dons aux classes ont été réalisés à concurrence de 1000 comme prévu. - la St Nicolas a coûté 1170 comme déjà annoncé - les bonbons et le costume de Père Fouettard (que l'on a retrouvé et que l'on ne dois donc plus louer) ont coûté 370 au lieu des 520 prévus. - Nous avons un budget prévu de 1250 de petites dépenses duquel nous n'avons encore utilisé que 42 . Après nous avons demandé aux parents présents si il y avait des commentaires ou suggestions quant à l'emploi de la somme prévue pour le poste " petites dépenses " et dans la négative, nous sommes passés au point suivant.
3°)Divers:
- Jean-Claude Garrot nous parle d'un projet à l'initiative de " la fête de mai " portant sur la mise à disposition auprès de tous groupes associatifs ou classes d'un " caméraman " et de l'appui matériel et logistique nécessaire pour réaliser un petit film sur un thème au choix. Tous les frais sont pris en charge par " la fête de mai ". Le caméraman serait également disponible durant les heures de cours. On pourrait mettre ce projet en relation avec la " gestion des conflits "
- Christian Deglim nous parle de l'avancement des travaux. Le gros oeuvre du bâtiment principal touche à sa fin. Le toit est commandé et devrait arriver aux alentours de mi-février. Le terrain sera nivelé à l'arrière afin de pouvoir semer le plus vite possible. L'annexe en construction du côté de la Goyette servira de local informatique pour les 3e et 4e primaire au rez-de-chaussée et de salle de réunion au premier (pms, logopède, ). Le toit du préau actuel qui fuite sera démonté et remplacé par un toit pointu. Christian en profite pour remercier la commune pour le prêt du préau temporaire. Une question est posée quant à la réalisation d'un abri dans la cour des maternelles ? Celui-ci sera en fait situé dans le futur bâtiment principal qui se composera également d'une agora couverte de 250 m². Il est aussi prévu de remplacer tous les châssis et corniches de l'ancien bâtiment par du PVC. Ceux-ci seront de couleur blanche avec les ouvrants bleus outre-mer !
Madame Sophie (psychomotricienne des maternelles) ne pouvant temporairement plus assurer les cours, sera remplacée pour les prochains mois. Il faut souligner que les enfants sont vraiment enchantés de pouvoir bénéficier de ces cours !
4°)Débat " La gestion des conflits des enfants à l'école " :
A) Partie théorique :
Noëlle Delannoy - De Breuck, que nous tenons à remercier chaleureusement aux travers de ces lignes, nous a présenté cette partie de main de maître malgré le fait que le rétro projecteur soit tombé en panne et qu'elle n'ait pas pu disposer du support de ses slides. Ceux-ci sont néanmoins disponibles sur le site internet de l'école à l'adresse suivante : http://www.ecenvol.com Voici un résumé de ce qui a été présenté :
-Définitions de o l'agressivité o l'agression o la relation agressive o bullying o racket o la bagarre
-Causes et origines du phénomène d'agression : (cfr littérature) enfant provenant d'une famille négligente, carences éducatives, hyperactivité, environnement familial précarisé, dépression, problèmes scolaires, manque de confiance en soi, comportement de retrait, d'isolement, comportement antisocial .
-L'agressivité à travers les âges nourrissons, 2-4 ans, 5-6 ans, 6-8 ans, 9-12 ans, adolescence
-Typologies les acteurs: agresseurs-victimes-témoins
-Prévention et méthodes 1) Tolérance Zéro 2) Théorie de la vitre cassée 3) Personnalité des acteurs de terrain 4) Théâtre-forum-médiation entre pairs 5) Formation
Conclusion :
Il n'existe pas de recettes toutes faites pour lutter contre les conflits dans les écoles mais l'efficacité est liée à la compréhension du système via une conception systémique. La conséquence peut être désastreuse si chacun cherche à s'en sortir tout seul. L'école est un lieu privilégié pour lutter contre la violence, puisque c'est une " mini-société ", si elle est vécue comme un espace de socialisation et d'instruction. La violence est impossible à éradiquer mais chaque époque doit élaborer des outils pour assurer sa gestion. Parmi les solutions on relève la prévention via la communication, l'apprentissage de comportements pro-sociaux dès la maternelle et la présence suffisante de professeurs dans les cours de récréation par rapport au nombre d'enfants.
B) Illustration par les professeurs de ce qui se pratique à l'école :
- Françoise Melardy nous présente ce qui se fait au 1er cycle sous la forme d'un texte parfois teinté d'humour J:
Il faut distinguer la gestion des conflits en tant que surveillant des cours de récréation ou bien comme titulaire de classe. Dans le 1er cas les professeurs se retrouvent seuls avec un grand nombre d'enfants sur une période de 20 à 30 minutes. Le nombre de demandes relatives aux conflits peut varier de 0 à 60 J. Les actions à prendre vont de : soigner les blessés J, laisser s'exprimer et écouter les parties en conflit, chercher et trouver des solutions satisfaisantes pour tout le monde. Les professeurs essayent de rester neutres et font parfois appel à d'autres titulaires ou à la direction si nécessaire. Dans le 2e cas, en classe, le professeur connaît évidemment mieux les enfants. Il y a une dynamique de groupe. Une place importante est laissée à la parole, à l'écoute, au dialogue et à la recherche du compromis. Les causes de conflits sont nombreuses et variées: il (elle)m'a secoué(e), il (elle)m'a frappé(e)à la tête, il (elle)m'insulte, il ne veut pas jouer avec moi... Pour résoudre et diminuer ces conflits, l'expression de soi est favorisée ainsi que l'écoute et le dialogue entre élèves. Un climat de confiance est établi grâce entre autre à des débats sur différents sujets, des tours de paroles libres, des exercices de relaxation, du forum, . Le but est de laisser les enfants gérer le plus possible leurs conflits.
- Christine Pitance nous présente ce qui se fait au 3e cycle :
Christine est d'abord partie d'une démarche personnelle pour retirer des enseignements de la gestion de ses propres conflits, de ses lectures et de ses formations pour essayer d'établir une méthode pouvant apaiser les enfants. En effet, ceux-ci lorsqu'ils sont pris dans un conflit sont submergés par leurs émotions ( tristesse, rage, .). Elle essaye donc de les écouter et de les apaiser ( par le dessin, par un contact plus proche, ) ensuite elle écoute ce qui s'est passé et elle demande les faits précis qui se sont déroulés ( et non pas une interprétation ). Elle demande aussi comment les enfants se sentent par rapport aux faits et comment chacun pourrait sortir gagnant du conflit. Le but est que les enfants trouvent la solution eux-mêmes. Différents outils sont mis à leur disposition : expression corporelle, bien être, forum, activités basées sur l'expression orale.
- Michèle Visart nous présente ce qui se fait au 4e cycle :
Michèle souligne que beaucoup de ce qui a été dit par Françoise et Christine est également d'application dans le 4e cycle. Elle met l'accent sur la cohérence du corps enseignant dans la gestion des conflits. Elle constate aussi que certains enfants n'aiment pas aller raconter tout de suite leur conflit mais se tournent vers le professeur quelques temps plus tard. Elle leur propose dès lors de résoudre le problème et de s'exprimer avec le professeur. D'autres enfants se disent mandatés par leurs camarades et que ce ne sont pas eux qui sont à l'origine du conflit. Elle essaye de leur faire prendre conscience du choix positif ou négatif de leur comportement vis-à-vis de l'autre, puis elle met les trois parties en relation ( victime, agresseur et mandataires). Il existe également des enfants qui sont victimes et qui ne parlent pas. Elle les invite donc à s'exprimer par rapport à leur mal-être. Michèle met également l'accent sur le rôle important des témoins. Ceux-ci sont invités à exprimer leur ressenti et leur attitude face au conflit ( passivité, collaboration, .) Au 4e cycle le forum est différent. Les enfants sont plus à même de parler sans entrer directement en conflit. Des débats sont organisés sur ce " qu'est ce que je ressens et ce qui change en moi ? " (pré-puberté )
- Le 1er cycle n'avait rien préparé de spécial en ce qui concerne la gestion des conflits en maternelle. Zoé Binamé a pris la parole pour souligner que les institutrices maternelles résolvaient les conflits du mieux qu'elles le pouvaient mais ne désiraient pas en parler .
C) Débat :
- Que pense l'équipe pédagogique d'un parent intervenant entre deux enfants pour couper la violence lors d'un conflit à l'école?
Christan Deglim souligne qu'il est tout à fait normal de couper la violence mais qu'il est très important de ne pas prendre parti !L'adulte intervenant ne connaît pas ce qui s'est passé ni les antécédents de la relation entre les enfants.
- Retrouvons nous le même problème au niveau des garderies ?
Fabienne et Marcelline répondent que le problème est le même et est rendu plus difficile encore de par le nombre d'élèves. Si le conflit est trop grave elles renvoient les enfants vers les enseignants. Ceux-ci sont par ailleurs toujours mis au courant de ce qui s'est passé durant les garderies. Christian nous précise que le rôle des responsables de la garderie est d'autant plus difficile que dans le cadre de l'accueil scolaire, le référentiel des enfants est l'instituteur !
- Le fait que ce débat soit proposé maintenant signifie-t-il une recrudescence des conflits ?
Christian répond que ce débat a été organisé à la demande des parents (en début d'année ). On ne constate pas une augmentation drastique du nombre de conflits. Il faut se rendre compte que l'école de l'Envol est un milieu privilégié et relativement protégé de tout ce que l'on peut rencontrer comme problème dans des établissements situés dans de plus grosses villes. Il n'est cependant pas question de fermer les yeux et d'ignorer le problème. Rappelons que l'année passée les enseignants ont suivi une formation sur la gestion des conflits.
- Que fait on au niveau de la prévention ? Faudrait-il inciter les parents à laisser leurs enfants seuls moins longtemps devant la TV face à des films montrant trop de violence ?
Noëlle De Breuck nous rappelle que les dernières études mettent l'accent sur le fait que tous les débordements de violence ne sont pas dus seulement aux films violents que les enfants peuvent voir à la TV. Ce qui compte n'est pas le temps passé devant le petit écran et ce que l'on peut y voir mais bien la façon dont les parents mettent des mots et expliquent ces images aux enfants. Michèle Visart précise que les enfants, contrairement à nous, ont développé une autre approche de toute cette violence télévisuelle et sont bien plus à même de faire la part des choses que l'on ne le pense . L'école tente d'éduquer les enfants à être bien dans leur peau ce qui leur permet de gérer de façon plus efficace leur stress dû aux agressions extérieures. Des exercices de vocabulaire sont couramment organisés afin de donner des mots pour s'exprimer. Domnique Dubé nous rappelle l'importance des mots pour remplacer l'agression. La prévention passe par les mots pour remplacer les maux. Rappelons nous, nous dit-elle, que " Au commencement était le verbe ".
- Y aurait-il moyen de savoir comment ont été résolus les conflits entre enfants ( via un mot dans le journal de classe par exemple )?
Michèle Visart répond que les parents peuvent toujours aller voir les professeurs et qu'en cas de conflits plus importants et récurrents, une annotation est inscrite dans le journal de classe.
Christian Deglim précise que le rôle premier de l'école n'est pas d'éduquer mais bien de scolariser. Pour bien faire il faudrait une personne disponible temps plein afin de gérer les conflits, car quand un enseignant s'occupe de cela avec un enfant il en reste 20 autres qui attendent. L'école n'a pas toujours les moyens de résoudre tous les conflits.
D) Conclusion du Président :
"La gestion des conflits est un sujet vaste sur lequel il serait possible de s'étendre pendant des jours. Malheureusement, le temps imparti aux débats lors de nos réunions ne permet pas de considérer tous les aspects des sujets abordés. Nous devons essayer de limiter les discussions aux besoins de nos enfants et si, égoïstement, des questions n'ont pas été explorées, c'est parce qu'il fallait rester dans l'enceinte de notre école. Je suis certain que toutes les personnes présentes ont été contentes du respect de l'horaire prévu. Il est regrettable que nous n'ayons pu profiter du support informatique. Les raisons techniques de ce contretemps n'ont toutefois pas réduit la qualité de l'exposé fait par Noëlle De Breuck à qui nous lançons un grand merci pour la clarté de ses propos. Je remercie vivement les enseignantes d'avoir bien voulu découvrir la méthode et "les trucs" qu'elles utilisent dans leur classe ou dans leur cycle pour gérer les conflits de nos enfants et je profite de cette conclusion pour encourager les parents qui étaient présents à ce débat, d'expliquer à leurs connaissances l'intérêt de participer à nos réunions. Didier Soufnenguel
5°) Personnes présentes :
Beaudouin Isabelle, Beaudouin Marie-Noël, Bernard Fabienne, Bernard Etienne, Binamé Zoé, Cloots Muriel, Counard Violette, Cornette Véronique, De Breuck Noëlle, De Fooz Philippe, Deglim Christian, Delannoy Vincent, Debarsy Dominique,Dinares Sylvia, Dubé Dominique, Duquenne Fabian, Gabriel Françoise, Garot Jean-Claude, Herinckx Kijica, Julien Anne, Lallemand Philippe, Marchand Claudine, Mme Marcin, Mathot Isabelle, Melardy Françoise, Mostaert Anne, Pitance Christine, Redrain Vincent, Soufnenguel Didier, Squelart Anne, Thirion Benoît, Visart Michèle, Vaucant Sylvie, Wavreille Dominique
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